La clientèle haut de gamme des hotels se fait rare à Paris,et au mois d’aout.
Les hôtels parisiens de luxe ont dû compter sans la clientèle haut de gamme en août, selon le dernier baromètre MKG paru jeudi 24 septembre. La position du ramadan dans le calendrier, fin août, a privé les hôtels de luxe de cette population à fort revenu. Résultats : les taux d’occupation sont inférieurs à 60% pour la fin août alors qu’ils étaient stables au début du mois par rapport à 2008, à près de 75%. Pour l’ensemble des catégories, la fréquentation nationale recule de 3,3%.
Les résultats de juillet pour l’hôtellerie haut de gamme avaient été satisfaisants grâce notamment à la clientèle haut de gamme, principalement moyen-orientale. “La clientèle haut de gamme fait faux bond à l’hôtellerie de luxe parisienne au mois d’août”, regrette le cabinet d’études.
Globalement, pour toutes les catégories, c’est le manque de clients internationaux qui a pénalisé les taux d’occupation. Pour preuve, les hôtels des plateformes aéroportuaires perdent 7 points de fréquentation (62,3%).
A l’inverse, MKG constate que les établissements des villes secondaires ou des zones plus rurales ont profité du tourisme de proximité. De même, l’hôtellerie du littoral se réjouit de la saison, si ce n’est la Côte d’Azur qui, comme Paris, déplore la perte de la clientèle moyen-orientale en août alors qu’elle avait boosté les chiffres de juillet.
L’hôtellerie 3 étoiles affiche la meilleure résistance. Sur un an, son taux d’occupation ne diminue que d’un point (63,6%) et ses prix de 0,6% à 87 euros en moyenne la nuitée. L’hôtellerie 4 étoiles, de son côté, limite la baisse de sa fréquentation (-3,6 points à 67,1%) en diminuant ses tarifs de 11,8% à 187,80 euros.
Même constat, mais dans une proportion moindre, pour la catégorie économique avec une perte de 3,3 points de son taux d’occupation (71,5%), qui reste le meilleur toutes catégories confondues, mais des prix en hausse de 4,5% à 42,60 euros.
Enfin, l’hôtellerie 2 étoiles présente les pires performances en août. Son occupation se contracte de 5,2 points (63,3%), probablement à cause de l’augmentation de ses prix de 2,7% à 64,80 euros.
“L’hôtellerie française se montre résistante, mais la situation reste très détériorée”, ajoute MKG, qui rappelle que la situation de l’hôtellerie française a commencé à se détérioré au cours du second semestre 2008.
“Au terme de cette saison estivale, il apparaît clairement que le secteur hôtelier n’est pas encore sorti de la crise”, craint le cabinet, bien que la France soit plus “résistante” que ses voisins européens. “Reste cependant à espérer que l’impact sur l’activité touristique de l’épidémie de grippe A ne se révèle pas trop important dans les mois à venir”, conclut MKG.
Cette étude porte sur un échantillon de 10.000 hôtels de chaînes intégrées représentant un million de chambres.
27/09/2009
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